J'ai bâti ma carrière avec WINDEV.
Aujourd'hui, je m'interroge sur la suite.
Je m'appelle Dominique DAUSSY, j'ai 55 ans et j'utilise les technologies PC SOFT depuis HighScreen. Après des décennies d'investissement dans cet écosystème, la nouvelle politique commerciale me pousse pour la première fois à considérer sérieusement une alternative.
Une réflexion née d'une perte de visibilité
Ce site n'est ni un règlement de comptes ni un rejet de WINDEV. C'est le témoignage personnel d'un professionnel qui a bâti une grande partie de son expertise avec PC SOFT et qui se demande aujourd'hui s'il peut encore y engager sereinement son avenir et celui de ses clients.
Qui suis-je ?
HighScreen, WINDEV, WEBDEV, une carrière salariée puis dix ans d'indépendance.
02Ce qui a changé
Une politique commerciale qui ne touche plus seulement mon outil de développement.
03La confiance
Un devis WEBDEV acceptable que je n'ose plus signer sans visibilité sur demain.
04Et maintenant ?
À 55 ans, je découvre sérieusement C# et .NET sans renier mon expertise passée.
Dominique DAUSSY, développeur depuis l'époque de HighScreen
Développeur / consultant indépendant
Spécialisé dans les applications de gestion et les projets métier sur mesure.
J'ai commencé à développer avec les outils PC SOFT à l'époque de HighScreen, bien avant WINDEV et WEBDEV tels qu'on les connaît aujourd'hui. J'ai ensuite accompagné les différentes générations de leurs produits pendant une grande partie de ma carrière.
J'ai été salarié pendant de nombreuses années avant de m'installer comme indépendant en 2016. Au cours de ma carrière, j'ai travaillé avec des dizaines de clients, sur des projets très différents. Ceux avec lesquels j'ai construit des projets sur le long terme me font, pour la plupart, toujours confiance aujourd'hui et continuent à faire appel à moi pour maintenir et faire évoluer leurs applications.
Cette fidélité s'est construite sur des années. Elle repose sur la confiance, sur ma connaissance de leur métier, mais aussi sur la pérennité des solutions que nous avons construites ensemble.
Pendant toutes ces années, PC SOFT a fait partie de cette équation. J'ai investi énormément de temps dans leurs technologies. J'en connais les qualités, les défauts et les subtilités. Cette expertise me permet aujourd'hui d'être très efficace et a largement contribué à construire mon activité professionnelle.
J'aurais préféré payer plus cher mes licences
C'est justement pour cela que la nouvelle politique commerciale me pose un problème qui va bien au-delà d'une simple augmentation de tarif.
Personnellement, j'aurais vu d'un bien moins mauvais œil une augmentation, même significative, du prix annuel de mes licences WINDEV et WEBDEV.
Ce sont mes outils de travail. Si PC SOFT me dit : « Pour continuer à développer avec nos produits, votre abonnement coûtera désormais plus cher », je peux ne pas être content, bien sûr, mais je peux l'entendre. C'est ensuite à moi de décider si l'investissement reste rentable et de l'intégrer dans mon activité.
Mais faire désormais payer l'utilisation des applications chez mes clients ? Pour moi, cela change complètement la nature du modèle.
Je travaille aujourd'hui avec un nombre limité de clients réguliers. Je resterai volontairement discret sur leurs activités, mais certaines de nos collaborations durent depuis très longtemps.
Si demain un ou deux d'entre eux considèrent que le coût ou l'incertitude autour de l'écosystème PC SOFT devient trop important et décident d'aller voir ailleurs, les conséquences pour une petite structure indépendante comme la mienne peuvent être considérables.
Et surtout, cela m'oblige désormais à me demander si je peux encore conseiller sereinement à un client de construire un projet à long terme avec les technologies PC SOFT.
Le problème principal est désormais la confiance
J'en ai actuellement un exemple très concret.
J'ai récemment demandé à PC SOFT un devis pour mon serveur WEBDEV 2026. J'ai reçu une proposition d'environ 300 € HT.
Il y a encore quelque temps, mon raisonnement aurait probablement été très simple : le tarif me convient, j'en ai besoin, je signe.
« 300 € cette année, d'accord. Mais qu'est-ce qui me garantit que l'année prochaine les règles ne changeront pas à nouveau et que, si je veux continuer à faire fonctionner mon serveur, je dois désormais payer le double, voire le triple ? »
Je n'ai pas cette réponse.
Je n'ai donc pas signé le devis. J'ai préféré poser la question à PC SOFT avant de m'engager. À ce jour, je suis toujours dans l'attente d'une réponse.
Ce n'est même plus une question de savoir si 300 € est un prix acceptable. C'est une question de visibilité et de confiance.
Comment un professionnel peut-il s'engager sereinement s'il ne sait plus quelles seront les règles économiques de fonctionnement de ses applications dans un an, deux ans ou cinq ans ?
Lors du passage à l'abonnement, j'avais fait confiance à PC SOFT
Lorsque PC SOFT a décidé de faire évoluer ses outils vers un modèle par abonnement, je n'ai personnellement pas fait partie de ceux qui se sont fortement opposés à cette évolution.
J'achetais déjà pratiquement chaque année les nouvelles versions, notamment parce que je devais suivre les versions utilisées par certains de mes clients. Je me suis donc dit que, finalement, l'abonnement ne changeait pas fondamentalement les choses pour moi.
À l'époque, certains développeurs étaient déjà beaucoup plus méfiants et critiquaient fortement cette évolution. Avec le recul, je me dis aujourd'hui qu'ils avaient peut-être simplement anticipé un risque que je n'avais pas vu.
Moi, j'ai fait confiance à PC SOFT.
J'ai pris l'abonnement rapidement, sans imaginer une seconde que je pouvais être en train de m'engager dans un système dont les règles économiques allaient ensuite évoluer de cette manière.
Parce qu'au moment du passage à l'abonnement, il n'était pas question, à ma connaissance, de faire payer les runtimes ou les sessions nécessaires au fonctionnement des applications que nous développions.
Et très sincèrement, comment aurais-je pu imaginer une telle évolution ?
Si j'avais su à ce moment-là qu'après l'abonnement des outils de développement viendrait potentiellement une facturation récurrente liée aux applications déployées chez mes clients, ma décision aurait évidemment été très différente.
Cette évolution était-elle déjà envisagée lors du passage à l'abonnement ?
Je n'en sais rien. Je n'affirme absolument pas que c'était le cas et je n'ai aucun élément permettant de l'affirmer. Mais compte tenu de la chronologie et de l'ampleur du changement, je pense que nous sommes en droit de nous poser la question.
Et cette question en entraîne forcément une autre : qu'est-ce qui pourrait encore changer demain ?
C'est précisément pour cela que mon devis WEBDEV à 300 € reste aujourd'hui en attente. Ce n'est pas une question de 300 €. C'est une question de confiance et de visibilité.
Mes applications ne sont pas des produits que je développe pour deux ans avant de les jeter. Certaines relations avec mes clients et certains projets traversent les années. Lorsque je fais un choix technologique aujourd'hui, je dois pouvoir raisonnablement imaginer les conditions dans lesquelles cette technologie pourra encore fonctionner dans cinq ans, dix ans, voire davantage.
Je comprends parfaitement que PC SOFT soit une entreprise, qu'elle doive gagner de l'argent, financer ses équipes et continuer à faire évoluer ses produits. Je ne demande pas la gratuité.
Encore une fois, j'aurais personnellement préféré une augmentation claire et assumée du prix de mes abonnements. J'aurais probablement râlé, mais cela serait resté entre PC SOFT et moi.
Aujourd'hui, la nouvelle politique fait entrer PC SOFT directement dans l'équation économique entre mes applications et mes clients. Et ça, pour moi, change tout.
À 55 ans, repartir sur C# et .NET n'est pas anodin
Bien sûr, je peux changer d'écosystème. J'ai d'ailleurs commencé à travailler sérieusement avec C# et .NET, que je trouve excellents.
À 55 ans, apprendre une nouvelle technologie ne me fait pas peur. Ce qui est difficile, c'est de passer d'un environnement dans lequel j'ai accumulé des années d'expérience, d'automatismes et de productivité à un univers dans lequel je dois reconstruire une grande partie de mes repères.
En WINDEV, je suis en terrain connu. En .NET, j'ai parfois l'impression de chuter brutalement dans mon niveau d'expertise.
Cela ne signifie pas que je repars de zéro : mon expérience d'architecte, ma connaissance des applications métier, des données et des problématiques clients restent là. Mais ma vitesse et mes réflexes techniques ne sont plus les mêmes.
C'est aussi pour cela que cette situation est difficile à accepter : cette transition n'est pas motivée par un rejet de WINDEV ou de WEBDEV. Elle devient une précaution face à une politique commerciale dont je ne maîtrise plus suffisamment l'évolution.
J'ai toujours considéré ma maîtrise de WINDEV et WEBDEV comme une véritable force professionnelle. Aujourd'hui, pour la première fois, je commence à me demander si ma dépendance à cet écosystème n'est pas devenue un risque pour mon activité.
Je ne souhaite pas forcément quitter PC SOFT. Mais pour continuer à construire mon avenir professionnel avec leurs technologies et, surtout, pour continuer à les recommander à des clients avec lesquels je peux travailler pendant dix ans ou plus, j'ai besoin de retrouver quelque chose d'essentiel : de la visibilité sur les règles du jeu et de la confiance dans leur stabilité.
Aujourd'hui, malheureusement, cette confiance est sérieusement entamée.
De zéro à un site Blazor réellement publié
Ce site est aussi une expérience personnelle : mesurer concrètement le temps nécessaire à un développeur expérimenté dans l'écosystème PC SOFT pour découvrir Blazor, construire un site en C#/.NET et le mettre réellement en ligne sur son propre serveur IIS.
- Départ du chronomètre
- 10 août 2026 · 08:49
- Première mise en ligne publique
- 10 août 2026 · 09:57
- HTTPS opérationnel
- 10 août 2026 · 10:31
- Temps utile retenu
- ≈ 1 h 12
Le temps passé à rechercher et reconstituer la configuration HTTPS/certificats déjà présente sur mon serveur n'est volontairement pas comptabilisé. Cette recherche relève de mes propres lacunes d'administration serveur, pas du temps normalement nécessaire pour créer et diffuser un site Blazor.
Une diffusion qui m'a paru plus transparente que WEBDEV
Pour ce premier déploiement Blazor/.NET sur mon serveur IIS, j'ai trouvé la mécanique étonnamment compréhensible : Visual Studio publie l'application dans un dossier, je copie ce dossier sur le serveur, puis IIS associe clairement un nom de domaine à cet emplacement.
Il n'y a pas forcément moins d'étapes, mais j'ai eu le sentiment de mieux comprendre ce qui se passe. À ma grande surprise, cette première diffusion m'a même paru plus transparente et finalement plus simple à appréhender que ce à quoi j'étais habitué avec WEBDEV.
Cette page consacrée à mes interrogations sur l'avenir de WINDEV et WEBDEV est elle-même développée en C# avec Blazor.